La chanteuse ivoirienne Roseline Layo, connue pour ses tubes “Zoe” et “Élus de Dieu”, traverse une crise majeure en France. Ses concerts sont annulés en série après des déclarations homophobes qui ont scandalisé le public français.
L’origine du scandale
Le 19 août 2025, lors d’une interview au média ivoirien L’Infodrome, l’artiste a déclaré : “Si je devais avoir un combat personnel, c’est la pédophilie et l’homosexualité… on a peur même pour nos enfants.” Elle a également appelé à durcir les lois anti-LGBTQ+ en Côte d’Ivoire.
Ces propos ont provoqué un tollé en France, où l’homophobie est sévèrement punie. Jean-Luc Romero-Michel, adjoint à la maire de Paris, a dénoncé ces “appels à la haine” contre la communauté LGBTQ+.
Annulations en cascade
L’Afrique Festival du Parc des Princes (6-7 septembre) a été reporté sine die après avoir déprogrammé la chanteuse. Une pétition sur Change.org réclamant l’annulation de ses concerts a recueilli des milliers de signatures.
Le 12 septembre, son concert prévu le 20 septembre à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin près d’Orléans a été annulé. La mairie et la préfecture ont refusé d’autoriser sa venue. L’organisateur a confirmé le report “jusqu’à résolution du problème”.
Réactions contrastées
En Côte d’Ivoire, certains soutiennent l’artiste au nom de ses valeurs culturelles et de la liberté d’expression. En France, la condamnation est unanime. Les associations LGBTQ+ dénoncent ces discours de haine incompatibles avec les valeurs françaises.
Un avenir compromis
Cette polémique menace l’expansion européenne de Roseline Layo, qui avait connu le succès au Casino de Paris en 2024. L’artiste n’a pas encore réagi publiquement. Ses fans français attendent de nouvelles dates tandis que ses détracteurs rappellent que la musique ne peut tolérer la discrimination.


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